Deuxième partie

Deuxième partie: Le culte de la personnalité

La première forme de propagande que l’on peut voir sur les écrans est celle du culte de la personnalité des dirigeants qui sont au pouvoir dans les Etats totalitaires. Cette volonté de déifier un humain se retrouve en Allemagne nazie et en Chine, où, respectivement Hitler et Mao Zedong ont bâti un vrai culte autour de leur personne.

Le culte de la personnalité d’Hitler

Par définition, le culte est un hommage rendu à Dieu, à une divinité, à un Saint…

Si on transpose cette définition sur le cas d’Hitler, on peut donc supposer que ce dernier souhaitait s’élever au-dessus de la condition humaine comme en témoigne ce plan américain qui montre le Führer arriver sur scène et attendre la fin des applaudissements avant de commencer son discours. Cette ovation, mainte fois répétée au cours de son discours, affiche l’enthousiasme qu’ont les Allemands pour leur Führer. La caméra balaie la salle et on découvre une foule immense dans ce complexe géant imaginé par Albert Speer. La disposition de la salle rappelle celle d’une église où deux « blocs » de bancs sont séparés par un couloir qui mène à une estrade bien plus haute où siège Hitler au centre, où se trouverait normalement le Christ dans un lieu de culte. Cette volonté de se trouver au-dessus de son public se retrouve dans un plan qui débute en contre-plongée pour finir en gros plan sur Hitler tel le mouvement que les spectateurs devaient faire, c’est-à-dire élever le regard vers leur guide.

Hitler

Pleinement conscient de ses capacités d’orateur, Hitler insiste longuement dans Mein Kampf sur l’importance de la propagande, centrale dans l’idéologie nazie et la culture totalitaire, et en particulier des discours pour galvaniser les foules : ceux-ci devaient être simples et accessibles, ne contenir qu’un nombre réduit d’idées et d’informations. En conséquence, Hitler s’adressait toujours au peuple selon la même logique simpliste et répétitive. De même, l’adhésion des cadres du Parti aux discours d’Hitler aidait à créer cette impression de vérité générale qui sortait de la bouche d’Hitler et à son approbation par les masses.

Adolf Hitler s’appuyait notamment sur une gestuelle antique, associant le geste à la parole. Hitler accordait une grande importance à son image. Afin d’affiner son image personnel de chef charismatique, des instantanés ont été pris alors qu’Hitler, debout devant l’objectif, mime un discours imaginaire, adoptant tour à tour une pose combative, impérative, ironique et visionnaire, et que, derrière lui, un gramophone diffuse le discours en question.

Comme nous le voyons dans cet extrait du Triomphe de la volonté, ses gesticulations – bras levés, poings serrés, index tendu… – de même que les mimiques exaltées de son visage – yeux exorbités ou rêveurs, bouche hargneusement ouverte, lèvres esquissant un sourire ironique… – sont autant d’effets destinés à renforcer la teneur de ses propos et à communiquer son état d’esprit à la nation toute entière. Face au public, il avait coutume d’adopter une pose méditative avant d’entamer son discours, lequel suivait une sorte de progression : commencé lentement, il s’enflait au fur et à mesure que le ton montait, s’accompagnant alors de gestes virulents, puis se calmait. Conscient du pouvoir des médias et en particulier de la photographie, Hitler – l’homme le plus photographié de son temps – contrôlait en effet soigneusement son image officielle.

Le terme de Führer est présent dès l’origine dans la doctrine nazie. L’historien Ian Kershaw, dans sa biographie d’Adolf Hitler, évoque les paroles d’une institutrice de Hambourg nommée Luise Solmitz durant un meeting électoral du parti nazi (NSDAP) en 1932 : « Personne ne disait « Hitler », mais toujours simplement « le Führer ». « le Führer dit », « le Führer veut », et ce qu’il disait et voulait paraissait bel et bon ».  Le slogan de l’Allemagne nazie était même « Ein Volk, ein Reich, ein Führer » soit « Un Peuple, un Empire, un Guide ».

C’est aussi le diminutif du titre officiel de Reichsführer, que s’est fait attribuer, par une loi, Adolf Hitler, alors chancelier, à la mort du président Hindenburg en août 1934.

Hitler était devenu rapidement l’objet d’un véritable culte de la personnalité en tant que chef du parti nazi dès les années 1925-1926 avec le renforcement de son ascendance sur le parti consécutif à ses premiers succès médiatiques et électoraux dus paradoxalement à son échec de 1923, à son procès où il avait ridiculisé ses contradicteurs et surtout à la publication de son livre Mein Kampf qui fit de lui un millionnaire dès ses premières éditions, au détriment des autres leaders historiques de son parti. Ainsi, grâce à sa facilité d’élocution, il avait réussi à capter son public et à montrer son charisme devant le peuple.

Léni Riefenstahl, cinéaste asservie à Hitler, faisait des films sur lui et sur ses œuvres de dictateur, par exemple les Jeux Olympiques de Berlin, où il avait fait l’éloge de la race aryenne ainsi que de sa puissance. La cinéaste possédait de grands moyens à sa disposition pour donner un résultat favorable à Hitler et à son régime.

 

Le Triomphe de la volonté est un film de propagande nazie en noir et blanc, réalisé par Leni Riefenstahl en 1935. L’action majeure du film se déroule à Nuremberg lors du congrès du NSDAP qui se tint en 1934.

le triomphe de la volontŽ

Le film s’articule autour de deux grands thèmes, le premier étant de montrer Hitler comme le leader de l’Allemagne nazie, et le second étant celui d’un peuple uni dévoué à leur guide. Nous nous limiterons à une simple étude du premier thème, le second étant traité plus loin dans le TPE avec l’exemple du film Kolberg de Veit Harlan.

Ce film est l’archétype du film « hitlérien » où l’on fait l’éloge de l’idéologie nazie et par la même occasion le culte de la personne d’Hitler. Ce dernier s’est réellement mis à la disposition de la réalisatrice pour ce film. On le voit faire de grands discours (qui montent en intensité durant l’intégralité du film) devant des foules gigantesques qui sont « absorbées » par le discours du Führer qui, grâce à sa gestuelle et son talent d’orateur, parvient à exhorter la foule qui n’hésite pas à scander son nom et à faire le salut nazi à chaque phrase importante de ses discours.

A maintes reprises dans le film, Hitler est assimilé à un dieu : sa tête est auréolée tel un Saint, on le voit entouré d’un halo etc… Le film veut le déifier, tel le messie venu sauver son peuple et lui montrer la voie.

Toutefois, si l’on oublie pour un temps le côté propagandiste de ce film, Leni Riefenstahl a réalisé un chef d’œuvre avant-gardiste. Les prises de vue, les symboles et les mouvements de caméra sont très bien pensés et novateurs pour l’époque. Les images (reprise des mêmes thèmes visuels) et le son (musique très entraînante) participent à la glorification de la personne d’Hitler en assimilant sa figure au svastika et aux rassemblements spectaculaires de personnes. De même, des moyens colossaux ont été mis en place pour permettre le tournage du film : rails de traveling, tours, passerelles etc…

Enfin, il est important de préciser que Le Triomphe de la volonté est le film emblématique de la propagande nazie et qu’il pose les bases de ce que sera la propagande nazie au cinéma.

 

Biographie de Mao

mao-zedong

Mao Zedong fut président du PCC de 1943 à 1976 et devint le premier président de la République Populaire de Chine (qu’il a lui-même fondé), de 1954 à 1959. Il est né dans une famille de paysans aisés en 1893 dans le sud de la Chine. Il est dans sa jeunesse aide-bibliothécaire à l’Université de Pékin où il se familiarise avec le marxisme, et participe en 1921, à la création du PCC. Il est arrêté en 1927 mais parvint à s’évader. Il fonde la même année une armée et la première base rouge dans la montagne du Jinggang. Suite à la défaite de l’armée communiste, Mao entame en octobre 1934 la « Longue Marche ». En 1935, il est nommé à la tête du Parti et de sa commission militaire et il achève son périple en octobre. Entre 1937 et 1945, le PCC et le Guomindang « s’allie » contre l’envahisseur japonais mais la guerre civile éclate en 1947, les communistes commencent la guerre sous forme de guérilla. En 1949, l’Armée Populaire de Libération attaque en Mandchourie et réussit à occuper Pékin. En avril, les troupes dirigées par Mao franchissent le Yangzi. Le premier octobre 1949, il proclame la République Populaire de Chine. En 1951 et 1952, deux campagnes sont menées sur le plan idéologique qui renforce son pouvoir en éliminant ses opposants, capitalistes notamment. Il lance en 1958 le « Grand bond en avant ». Cette campagne, mobilisée par la propagande, vise à stimuler en un temps record la production par la collectivisation agricole, l’élargissement des infrastructures industrielles et la réalisation de travaux publics : c’est un fiasco. Le 18 août 1966, il lance la “Révolution culturelle” appuyée sur les Gardes Rouges. Le “Grand timonier”, retiré de la vie publique en octobre 1970, meurt à Pékin, le 9 septembre 1976.

 

Le culte de la personnalité de Mao

La propagande chinoise est intrinsèquement liée au Parti Communiste qui crée le Département de la propagande du Comité central du Parti communiste chinois. Cet office est, comme son nom l’indique, rattaché au Parti mais exerce en tout état de cause au nom du gouvernement.

La propagande est utilisée en Chine pour nourrir le développement du nationalisme chinois, mobiliser le peuple lors de grandes campagnes nationales (le Grand Bond, la Révolution Culturelle…) ainsi que pour le culte de la personne du président Mao.

Le culte de la personnalité de Mao prend ses racines dans la «Longue Marche» lors de laquelle il s’impose comme un leader charismatique. Par ailleurs, son surnom de « Grand timonier » lui vient de cet épisode : la Chine étant un grand navire difficilement gouvernable, il fallait un grand capitaine (un timonier se trouve à la barre d’un bateau) capable de tenir fermement la barre. Il se fit photographier des centaines de fois en position de capitaine, notamment par la photographe Hou Bo.

Dans l’extrait sélectionné, nous voyons Mao Zedong debout sur une jeep, qui se tient à peu près de la manière évoquée précédemment. Il a à sa droite l’armée communiste, avec l’artillerie et les blindés, et à sa gauche une foule de Chinois venue l’acclamer. La jeep avance, Mao salue les soldats et ces derniers crient « Longue vie au président Mao ». Les différents plans montrent Mao avec en arrière-plan des soldats au garde à vous ou le peuple brandissant des drapeaux rouges. On retrouve ici la volonté du réalisateur d’assimiler la figure de Mao aux soldats et parallèlement au peuple : il est à la fois celui qui a conduit le camp communiste à la victoire, mais aussi le « représentant » des paysans et des ouvriers.

En difficulté dans son parti, Mao publie en 1964 le Petit livre rouge. Cet ouvrage recueillant ses citations devint sans nul doute son arme de propagande la plus efficace. Il est le livre le plus vendu au monde derrière la Bible avec 900 millions d’exemplaires vendus.

Si la propagande chinoise était basée à l’origine, et comme le souhaitait Mao, sur l’art officiel, elle a ensuite évolué vers une déification de celui-ci après sa mort, bien qu’il fût  souvent représenté d’égal à égal avec des paysans et des ouvriers.

Dans cette scène un peu incongrue on voit Mao Zedong et ses fidèles compagnons fêter la victoire des communistes sur les nationalistes, et le « Grand timonier » a trop bu et on le voit à moitié endormi. Toutefois, il accompagne ses camarades qui chantent l’Internationale. Mao, un verre à la main, sourit comme un enfant. Endormi, il rêve d’une Chine et d’un monde meilleur guidés par l’idéologie communiste. Puis on le voit danser et s’amuser avec  des petites filles tout aussi ravies que lui. Ses amis qui chantaient l’hymne ouvrier l’ont rejoint et fêtent également la victoire avec le peuple dans les rues. On retrouve encore une fois cette volonté du réalisateur et du gouvernement d’inscrire Mao comme un être simple et proche des Chinois.

«Mao est au cœur de l’histoire chinoise, et c’est le pilier principal de l’édifice du Parti » affirme l’écrivain Yu Jie. Si sa légende dorée s’écroule, c’est la légitimité du PCC qui pourrait s’écrouler. Le gouvernement a su tirer profit de cette admiration envers Mao et les Chinois ont récemment vu l’apparition du tourisme maoïste qui propose des excursions dans les lieux importants de la vie de l’ex leader communiste. A côté de ces lieux de pèlerinage fleurissent des boutiques de souvenirs où se vendent horloges, mugs et tee-shirts à l’effigie de Mao. Cette politique commerciale capitaliste devrait rapporter en 2015 près de 30 milliards de dollars à la Chine, ce qui est paradoxal à l’idée marxiste-léniniste de Mao Zedong. De la même façon, des badges, des figurines en porcelaine, des parfums et des éventails sont produits dans de grandes quantités et parviennent peu à peu à pénétrer la vie quotidienne de tout un peuple voué au culte d’un demi-dieu.

Dans une séquence du film qui montre un bombardement organisé par le Guomindang sur un village où Mao Zedong et quelques-uns de ses soldats stationnent, le Grand timonier est réveillé par ses troupes qui l’obligent à quitter le camp. Encore endormi, Mao se fait porter par quatre soldats sur une sorte de chaise à porteurs. Si cette idée est pourtant contraire à l’idéologie communiste (idée de servage, voire d’esclavage), le geste des soldats est symbolique. Ils voient en Mao un guide si ce n’est un dieu. Pour eux, la question de qui doit rester en vie ne se pose pas : Mao doit survivre car lui seul peut apporter la victoire au camp communiste. Sur un plan le montrant porté par ses soldats, on voit les bombes explosées à côté de lui sans jamais le toucher et une bombe explose où Mao se trouvait peu de temps avant, il est comme protégé. Suite au bombardement, Mao apprend qu’un soldat est retourné dans son ancien abri pour y chercher de la nourriture car le leader communiste n’avait pas pris de déjeuner, ce qui montre une fois de plus la fidélité et le dévouement qu’il porte à Mao Zedong. Malheureusement, le soldat en question fut tué pendant l’attaque. Mao se rend alors dans une clairière pour honorer la tombe du mort, ce qui lui confère une image très humaine paradoxalement à l’envie d’en faire une divinité. On le découvre très proche de ses soldats et sensible à leur sort.

De même, des statues de Mao émergent un peu partout, parfois dans des poses inhabituelles et modernes, ce qui prouve la volonté du PCC de moderniser l’image du fondateur de la République.

Le gouvernement grâce, d’une part à l’éducation et, d’autre part à la censure, parvient à cacher certaines parties de l’histoire de la Chine aux masses. Ainsi, les Chinois de moins de quarante ans ignorent les millions de morts du « Grand Bond en avant » les horreurs de la Révolution culturelle et les désastres économiques engendrés par la politique menée par Mao Zedong.

Enfin, un renouveau des arts, notamment le cinéma et le théâtre, a permis à la Chine du vivant de Mao de transmettre des idées « révolutionnaires » à travers les arts. Suite à la mort du fondateur de la République, des films ont ancré Mao dans la culture populaire et l’ont porté au statut de demi-dieu.

S’il est vrai que l’URSS a connu la déstalinisation, la démaoïsation du régime chinois n’est guère envisageable, le parti tenant sa légitimité de la légende du président Mao.

La fondation d’une République

La Fondation d’une République est un film chinois réalisé par Huang Jianxin dans le cadre des commémorations officielles du soixantième anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine. Le tournage du film a commencé en février 2009 aux studios de Huairou (plus grands studios d’Asie) et a parcouru des lieux emblématiques de la « Longue Marche » et de la montée en puissance des communistes comme Nankin (lieu du massacre de 1937), Shanghai et Pékin. Le film est sorti sur les écrans chinois quelques semaines avant le 1er octobre 2009, jour de la fête nationale.

affichejianguodaye

Cette superproduction officielle est très novatrice: elle propose des nouvelles images des moments clés de l’histoire de la vie de Mao et c’est également un grand succès commercial, ce qui montre les progrès du Parti en matière de communication. En effet, le film bat tous les records du Box-office chinois et a rapporté 406 millions de yuans (près de 60 millions de dollars). Le succès du film est aussi dû à la promotion dont a bénéficié le long métrage : à la sortie du film, les bandes annonces s’ouvraient sur les images de ce film censé célébrer la gloire de la Chine maoïste. Il a été également projeté sur 1700 écrans, souvent au profit de blockbusters étrangers. De même, certaines entreprises publiques ont obligé leurs employés à se rendre dans les salles obscures pour le voir, et les écoles ont organisé des excursions pour que leurs élèves puissent découvrir les exploits de Mao.

L’une des raisons de la popularité du film est l’apparition successive de célébrités : 172 comédiens du cinéma chinois dont Jackie Chan (qui interprète un journaliste) et Jet Li (qui joue le rôle d’un amiral nationaliste). La plupart des acteurs, pour ne pas alourdir le budget du film, ont joué gratuitement, au service de la « Mère Patrie ». Cette succession de stars n’apporte pas grand-chose sur le plan artistique, elle est plus perçue pour servir de catalogue du cinéma chinois. De même, les acteurs choisis pour interpréter les personnages clés du film sont apparus plusieurs fois sur les écrans jouant ce même personnage (Tang Guoqiang, l’acteur qui joue le rôle du président Mao, a déjà tenu ce rôle une douzaine de fois au cinéma), ils représentent une image presque emblématique.

Le film relate la lutte pour le pouvoir entre communistes et nationalistes de la fin de la Seconde Guerre mondiale à 1949, mais le scénario est basé sur la création de la Conférence politique consultative du peuple chinois qui aboutit à la création de la République.

Cependant le scénario propose peu de surprises : on a d’un côté un camp communiste sain, soucieux de l’intérêt du peuple, uni autour d’un Mao Zedong sage et souriant, et à l’opposé un camp nationaliste rongé par les conflits d’intérêts et visiblement plus intéressé par le pouvoir que par la prospérité de la Chine. Toutefois, Tchang Kaï-chek est présenté comme responsable, loin de la corruption qui détruit le Guomindang. Mais globalement, ce sont les manœuvres sombres des nationalistes qui sont mises en avant, alors qu’aucune mention à d’éventuelles responsabilités du PCC dans l’échec de la création d’une nation multipartiste n’est visible.

Du côté communiste rien ne laisse supposer les troubles des années qui suivront la naissance de la République, que ce soit « le Grand Bond en avant », les « Cent Fleurs » ou encore la « Révolution culturelle ».

Mao apparaît même comme ouvert d’esprit, laissant la parole aux autres et écoutant leurs opinions, comme lors du choix du drapeau où il se laisse convaincre par des femmes qui lui vantent les bienfaits du drapeau rouge. Cependant, on voit dans le film le « Grand Timonier » se faire porter par quatre hommes sur sa couchette lors d’un bombardement. Il met donc la vie de quatre personnes en danger par pure paresse, mais à priori, cette séquence devait montrer la dévotion des communistes pour Mao.

L’extrait sélectionné présente Mao Zedong debout sur une jeep, en tête de cortège. Il a à sa droite l’armée communiste, avec l’artillerie et les blindés, et à sa gauche une foule de Chinois venue acclamer le leader communiste. La jeep avance, Mao salue les soldats et ces derniers crient « Longue vie au président Mao ». Les différents plans montrent Mao avec en arrière-plan des soldats au garde à vous ou le peuple brandissant des drapeaux rouges.

Conclusion de la deuxième partie

Ainsi, nous avons pu constater, à travers les films Le triomphé de la volonté de Leni Riefenstahl et La fondation d’une République de Huang Jianxin, que les dictateurs au pouvoir dans les Etats totalitaires éprouvent un désir de fonder un culte autour de leur personne, de s’élever au-dessus du peuple pour lui montrer la voie. Le charisme de ces hommes a largement participé à la diffusion de la propagande faisant leur culte : les talents d’orateur d’Adolf Hitler et la bonhomie de Mao Zedong.

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